Face au changement climatique, à l’érosion de la biodiversité et à l’étalement urbain, les villes expérimentent et déploient des politiques urbaines dites vertes, fraîches et perméables. Le projet Villegarden s’intéresse à la contribution des espaces verts résidentiels (EVR) pour faire face aux enjeux environnementaux croissants des villes.
Longtemps considérés comme artificiels, peu performants écologiquement, voire responsables de l’étalement urbain, les EVR pourraient pourtant servir de soutien aux fonctions écologiques dans les villes. Une question se pose : quelle est la fonction et l’impact des EVR urbains sur l’environnement ?
Pour y répondre, VILLEGARDEN vise plusieurs objectifs :
VILLEGARDEN s’appuie sur un consortium national réunissant chercheurs, collectivités territoriales, associations, bailleurs sociaux, entreprises et citoyens, et couvre neuf grandes villes françaises : Angers, Dijon, Lyon, Marseille, Montpellier, Toulouse, Nantes, Paris et Nancy.
L’expérience se décompose en trois niveaux. Tout d’abord, à l’échelle de la ville : l’analyse repose sur des données spatiales intégrant végétation, foncier et variables sociales et environnementales.
À l’échelle des espaces verts résidentiels eux-mêmes, la performance est mesurée à partir d’indicateurs de sols, de biodiversité et de la perception des habitants, sur près de 200 sites étudiés.
Enfin, à l’échelle du quartier, les travaux portent sur les pratiques de jardinage, les liens avec les espaces verts publics et les réseaux écologiques souvent invisibles à l’imagerie aérienne.
Les aboutissants de ces approches permettront d’offrir une nouvelle vision des EVR, donnant l’occasion d’intégrer ces résultats dans les politiques publiques, les certifications et labellisations des opérations urbaines, la conception et gestion des EVR, etc…
À Nancy, le Laboratoire Sols et Environnement (UMR LSE), qui, participant au projet, assurera les campagnes de terrain. Deux sessions sont programmées, l’une en mars et l’autre en mai.
