Portrait de chercheuses : Alexiane Favier

portrait Alexiane favier

À l’occasion de la journée internationale de la lutte pour les droits des femmes, nous vous faisons découvrir le portrait d’Alexiane Favier, chercheuse post doctorale à GeoRessources et co-responsable du projet REISOL.

Comment êtes-vous arrivée dans le milieu de la recherche ?

J’ai débuté mes études en géologie par une Licence à Nancy, avant de poursuivre par un Master professionnel en exploration pétrolière à Montpellier. C’est lors de mon stage de fin d’études que j’ai pris goût à la recherche et à la caractérisation de la circulation des fluides dans le sous-sol.

Diplômée en 2015, lorsque le prix du pétrole chutait, j’ai saisi l’opportunité de réaliser une thèse sur la géothermie aux Antilles. Cette expérience m’a confirmé mon attrait pour la recherche appliquée et le travail d’équipe.

Après des postes d’enseignante-chercheuse contractuelle, je suis revenue en Lorraine pour intégrer le laboratoire GeoRessources en 2020.

Parlez-nous de votre travail au sein du projet REISOL

J’ai rejoint le projet REISOL en 2024 pour mener un travail de synthèse sur le potentiel énergétique et de stockage du sous-sol lorrain. Depuis 2025, j’en suis la co-responsable aux côtés d’Yves Géraud.

Au quotidien, j’assure la coordination administrative, financière et scientifique du programme, tout en développant des collaborations avec les acteurs du territoire.

Mon objectif est de démontrer que le sous-sol est une solution majeure pour la décarbonation industrielle et le mix énergétique local. C’est un véritable projet de territoire qui vise à créer des liens forts entre le monde académique et la société civile.

Qu’est-ce qui vous plaît dans la recherche partenariale ?

J’ai toujours évolué dans des projets collaboratifs car je suis convaincue que la complémentarité des acteurs, académiques, industriels ou institutionnels, est le meilleur moteur pour faire avancer la science.

Pour moi, recherche fondamentale et appliquée sont indissociables : elles s’alimentent mutuellement pour tendre vers l’excellence. Et la recherche partenariale permet de faire rayonner cette dynamique.

J’apprécie particulièrement de pouvoir expliquer concrètement l’utilité de mes travaux. Il est capital de communiquer auprès du grand public pour briser l’image du chercheur inaccessible et faire face à la circulation de fausses informations

Quels sont les moments forts de votre carrière ?

La réalisation de ma thèse a été un moment fondateur, une étape indispensable dans ma carrière de chercheuse. Je me souviens encore des mots du Président de mon jury le jour de ma soutenance : « La thèse n’est pas la fin, ce n’est que le début ! ». C’est une phrase qui m’accompagne encore aujourd’hui dans le déploiement du projet REISOL.

Chaque rencontre et chaque partage avec mes collaborateurs sont des sources d’énergie pour aller toujours plus loin.

Quelle(s) femme(s) scientifique(s) ou inspirante(s) admirez-vous ?

J’admire des figures emblématiques comme Marie Curie ou Simone Veil, qui ont été des précurseures pour la place des femmes dans les milieux scientifiques et pour nos droits en général.

J’ai également une grande admiration pour toutes les femmes, célèbres ou anonymes, qui œuvrent quotidiennement pour réduire les inégalités et permettre aux femmes d’occuper des postes clés.

Un message à faire passer ?

Le milieu des géosciences peut sembler très masculin, pourtant, nous y avons toutes notre place. Mon souhait est qu’un jour, nous n’ayons plus besoin de nous intéresser aux statistiques de parité. Seule la qualité des actions de chaque individu sera considérée, sans distinction de sexe, en toute normalité.